Journal de la retraite au Sine Saloum

Retraite de yoga Sénégal

 

RETRAITE DE YOGA

A La source aux lamantins
Sine Saloum
Sénégal
Du 7 au 14 juillet 2018

JOURNAL

 

Nous accueillons (le staff d’Happy Hour Yoga soit Justine et Cécile) dans la soirée du samedi les participants arrivés par deux vols différents les deux superbes professeurs de yoga, Marie pour la pratique adulte et Julie pour la pratique enfant, et les retraitants soit 6 enfants et 8 adultes, à l’aéroport Blaise Diagne au Sénégal.

Nous nous présentons et commençons à faire connaissance. Dès lors le groupe commence à se constituer.

Nous serons 16 en tout, venus de France, participer à la retraite de yoga rejoindre 16 autres participants sur place à La source aux lamantins, Djilor, Sénégal ! Au total une trentaine de yogis pour une semaine de partage !

Fatigués du voyage, mais heureux d’arriver à destination ; tout le monde se dirige vers le bus de l’hôtel qui sera venu nous chercher et qui nous attends.

Bagages sur le toit, et nous nous rendons à notre halte de repos pour la nuit à l’éco-gîte Degg Jamm à une petite heure de là.

Après une collation très attendue par les enfants, nous nous répartissons dans nos cases pour goûter à un repos bien mérité et réparateur.

Après une courte nuit, réveil relativement matinal. Le départ est prévu vers 9h avec le mini-bus de La source aux lamantins venu nous chercher.

JOUR 1

  • Après 2h 30 de route, laissant à chacun le loisir d’arriver au Sénégal en douceur en regardant par les fenêtres du bus, les villages, les habitants occupés chacun à leur tâche au bord de la route, qui marchant, qui vendant sur son étal protégé du soleil fruits et légumes. Les montagnes de pastèques et de mangue, la végétation qui défilent ses palmiers roniers, ses baobabs, les champs de manguiers, ses eucalyptus, les paysans travaillant dans les champs (c’est le début de la saison des pluies) avec leurs ânes et leurs chevaux, ses vaches avec leurs grandes cornes amaigries par la saison sèche.
  • Nous arrivons enfin, chacun est très impatient de connaître enfin cette fameuse Source aux lamantins que nous avons tant évoquée tout au long de l’année dans nos emails et nos échanges.
  • Nous sommes chaleureusement accueillis par toute l’équipe. Anne-Catherine Beye bien sûr maîtresse des lieux, Adja Lo directrice d’hébergement, Tata Thérèse, le Chef Pape Niang, et tout le staff.
  • Après un pot d’accueil, avec dégustation de jus de bissap (hibiscus) et bouye (baobab) bien sûr, nous partons avec Anne Catherine comme guide pour une petite visite du lieu. Découverte des cases, du jardin, du ponton et de la mangrove, des arbres et du potager
  • Puis il est temps pour chacun de poser enfin ses bagages dans sa chambre. On se répartit dans les cases attribuées avant de se rendre dans la case centrale pour le déjeuner.
  • Après le déjeuner, nous nous réunissons pour instaurer et décider d’un cadre de bienveillance pour la semaine. Celui-ci consiste à se mettre d’accord sur des grands principes que nous pourrions ensemble respecter et mettre en œuvre pendant toute la retraite : respecter la parole de l’autre, éviter les jugements et les suppositions, oser s’octroyer des moments privilégiés tous ensemble, respecter aussi les besoins de chacun,…
  • Puis à l’invite d’Anne-Catherine nous nous rendons à l’atelier cosmétique qui a lieu près de la pharmacie d’Anne Catherine pour la fabrication maison d’un produit anti-moustique et d’une crème après solaire pour celle-ci à base aloe vera fraîche dont on « désarmera » les feuilles avant de les couper (ce qui consiste à prendre la feuille dans son sens longitudinal et d’un coup de couteau couper le côté dentelé de la feuille de chaque côté).
  • En fin de journée vint le temps de la première pratique de yoga conduite par un invité surprise : le propre professeur d’Anne Catherine, venu spécialement de Dakar. Ainsi, par deux fois, Marie laissera à Asse Khane la conduite de la pratique.
  • Lors de cette pratique les élèves découvriront alors avec intérêt le yoga d’Asse Khane, frère de Yogi Khane, fondateur de l’Institut international de yoga, et qui professe à Dakar.
  • Avant de retrouver le dîner et les fameux plats du Chef, chacun prend un temps de repos et déguste un peu de calme.
  • A l’heure du dîner, Anne-Catherine nous fait une surprise en la présence d’un cadeau pour chacun de nous : un tee-shirt orange avec les deux logos, celui de La source aux lamantins et de Happy Hour Yoga et de magnifiques sacs de yoga conçus réalisés par l’atelier de couture voisin, dans lequel chacun pourra rouler son tapis. De quoi être parés pour la semaine !

JOUR 2

  • Tout le monde se réveille doucement au chant et… cris des calaos, des sternes et des multiples oiseaux de la mangrove. Avant le petit déjeuner, pour les adultes, chacun se rend, dans un silence respectueux sur le lieu de la pratique, soit le ponton qui surplombe le Sine Saloum, le long de la mangrove.
  • Asse proposera ce matin une dernière fois la pratique pour les adultes. Les enfants conduits par Julie, le professeur de yoga se rendront eux chez Ana, la cousine voisine d’Anne-Catherine pour profiter de la merveilleuse terrasse baignée de lumière mais agréablement ombragée pour pratiquer à la fraîcheur. Julie sera amenée à créer deux groupes pour réduire l’effectif et aussi pour rassembler les classes d’âge.

 

  • Il y aura parmi les plus grands : Georges, du village voisin, Vivien, Raphaël, Stanislas, Romi et Avril, et pour les plus petits : Ndaté, Charlotte, Emilie, Aïda, Zeïda, Katie, Khadija, des villages voisins et Tess. Par un pur hasard, Georges se retrouvera seul de son village parmi les grands venant de France et Tess se retrouvera quant à elle seule venant de France parmi les petits !
  • Soit 14 enfants au total ! Ces enfants, qui après leur réveil, auront eu soin de petit déjeuner avant le yoga… leur estomac criant famine !
  • Après leur pratique c’est l’heure pour les adultes de petit déjeuner, les enfants, eux, sont encore à leur pratique. Ils peuvent alors tranquillement faire plus ample connaissance, échanger, discuter. Asse Khane après avoir généreusement offert sa pratique repartira dans l’après-midi pour Dakar.
  • Après un temps libre, nous partons avec notre guide, Djiby Diouf, sur des calèches en bois tirées par des chevaux pour Djilor Djidiack, le village voisin fier de ses quelques 600 habitants sur la terre de Teranga (soit la terre de l’hospitalité).
  • Nous croisons, le centre de Santé, l’école, le centre de transformation de fruits en jus et confiture des femmes de Djilor, que nous visiterons dans la semaine. Et la plage et ses bateaux de pêche, les petites rues, le fileur de tissus. Nous marcherons à pied dans les petites rues, accueillies avec une grande hospitalité et joie par les habitants.
  • Nous rentrons riches de cette toute première approche et avec déjà hâte d’en découvrir plus.
  • Après le déjeuner et un petit temps libre pendant lequel chacun s’égaille comme il l’entend, piscine pour les uns (surtout les enfants), baignade dans le bolong pour certains (une expérience inoubliable, une eau chaude d’une douceur presque soyeuse et extrêmement salée), un petit repos pour d’autres accueillis avec bonheur après ce temps passé sous le soleil et la chaleur qui demanderont un petit temps d’adaptation.
  • Et nous partons en pirogue, à partir du ponton. Ces belles pirogues élancées toutes en couleurs, toujours avec notre guide, Djiby, les enfants et les adultes de France, du village de Djilor, et de la ville de Dakar pour une pratique tous ensemble sur une île déserte du delta.
  • Nous ne sommes pas déçus. La balade en pirogue est une douce caresse au vent et au soleil. Nous croisons des oiseaux multiples et même un merveilleux envol de flamands roses !
  • Abordant l’île, nous nous dirigeons à pied vers le lieu de la pratique, un peu abrité du soleil par quelques arbres, nous installons les nattes et les tapis.
  • Sous l’œil attentif de Marie et de Julie, nous pratiquons ensemble un yoga en binôme composé de postures adaptées au travail à deux. Tout le monde participe avec un bonheur évident. Même les ados pratiquent grands sourires aux lèvres.
  • Nous repartons après une après midi riche en partage, permettant par le yoga de nous connaître un peu mieux. Une petite baignade avant de remonter dans les pirogues pour le voyage de retour en fin de journée, charmés par les vols d’oiseaux, la vue d’un héron cendré, de martins pêcheurs…
  • Chacun commence à trouver sa place à La source aux lamantins ! et comme l’a dit très gentiment Anne-Catherine à notre arrivée : « Vous êtes ici chez vous ! » et l’on commence à ressentir que cela est bien vrai !
  • Arrive enfin le temps d’un toujours excellent dîner concocté par le chef et son équipe, proposant des recettes typiques locales souvent à base de poisson, avec des légumes et des … sauces absolument délicieuses !
  • C’est alors l’arrivée de Diegane. Diegane est un talentueux couturier de Ndangane qui vient nous proposer ses collections, montrer ses trésors de tissus et discuter avec chacun de ses envies de réalisation sur mesure. Il se retrouve vite entouré de tous les participants qui, demandant un short, qui une une chemise, qui une veste, qui un pantalon… Marie (le professeur de yoga) se fait confectionner une combinaison à partir d’un modèle de sa garde-robe. Et les enfants ne sont pas en reste ! il est amusant de les voir discuter très librement de ce qu’ils aimeraient ! Voilà du travail pour Diegane… lui et son équipe ne vont pas chômer durant toute cette semaine.

JOUR 3

  • Ce mardi 10 juillet, Marie va pour la première fois conduire la pratique de yoga adulte (les deux pratiques précédentes ayant été conduites par Asse et la veille dans l’après-midi la pratique ayant été mixte adultes-enfants avec Marie et Julie ensemble).
  • Marie avait eu soin de proposer au préalable d’inclure dans la pratique pour cette semaine un petit soin tiré de l’ayurveda : au réveil, prendre soin de se nettoyer la langue à l’aide d’un gratte langue spécifique puis avant de se rendre à la pratique boire une tasse d’eau tiède.
  • Ce matin, chacun se rend en silence sur le ponton, son tapis et matériel sous le bras. Le rituel, préparé par Umbaï comprenant la thermos chaude, est prête sur le comptoir de la salle de petit-déjeuner.
  • Le cours ne comptera pas moins de 15 adultes pour le plus nombreux dont : Gaby, Issa, Dior et un ou deux autres « ados » locaux à la présence irrégulière, Aurélien, Kéti, Mag, Jérôme, Séverine, Agnès, Calixte, Frédérique, Anne Catherine, Adja, Thérèse. Il y aura sept pratiques complètes que Marie axera sur les 7 chakras.

Tout comme pour la pratique enfant, le cours est ardu puisqu’il s’agit donner un cours homogène à un groupe qui ne l’est pas. En effet, les participants, entre ceux qui sont avancés dans la pratique, ceux qui débutent et ceux qui découvrent le yoga avec la retraite, donnent à réfléchir à Marie et Julie les professeurs. Elles seront tout au long de la semaine d’une écoute attentive quant aux demandes et questionnements. Il faudra pour elles faire ressortir toute la force de leur riche expérience pour en sortir des trésors de pratiques yogiques dont les pratiquants témoigneront !)

La magie opère sur les pontons ! Chacun est emporté par la magie du lieu et la belle pratique tous ensemble du yoga.

  • Les enfants ont mangé. Julie emmène son groupe à travers la Source aux lamantins vers la terrasse d’Ana… en n’oubliant pas de passer par la case dans laquelle se trouve les bols tibétains. De là, les enfants, chacun ayant choisi son bol, partent en silence aux sons des bols, cymbales, et gong.
  • Tout au long de la semaine, les bols tibétains aussi accompagneront cette retraite. Cécile, de l’association Happy Hour Yoga, avait inscrit dans le programme la possibilité de découvrir pour certains le massage sonore aux bols tibétains. Formée aux massages sonores, et depuis passionnée par le son des bols tibétains, elle aime à faire découvrir ce soin souvent inconnu ou méconnu qui procure un grand bien être. Le proposant au sein de l’association et à titre bénévole rien que de plus évident que de l’intégrer dans le programme de cette retraite.
  • En ayant transporté, non sans mal, la totalité des bols et gongs en avion, elle proposera ainsi ce massage sonore à qui le désire. Une découverte pendant une petite heure pour un voyage sonore ; confortablement installé avec coussins et plaids, allongé sur une natte sur le dos, bercé par les fortes vibrations de ces instruments, chacun pourra découvrir le bien-être que procure ce soin soit pendant leur temps de repos en début d’après-midi soit le soir. Beaucoup répondront présents pour découvrir cette magie !
  • Enfin après un petit temps libre, un plongeon dans le bolong à partir du ponton pour certains, un tour dans la piscine pour d’autres, ou même un repos à l’ombre dans la case, nous partons à pied vers Djilor pour l’atelier cuisine organisé par les femmes du GIE de Nanoor. Il fait très chaud et nous ne sommes pas encore très bien habitués à la chaleur. La distance n’est pas très longue mais… Djiby nous y conduit. Accueillis avec effusions au GIE, tout est prêt pour la confection de la confiture de mangues : chacun enfile tablier et gants et nous sont distribués des couteaux pour la coupe des fruits. Disposés autour d’un grand comptoir en inox, les mangues seront lavées, puis distribuées à chacun pour l’épluchage. Les enfants sont assistés par les adultes.
  • En cours de route, nous allons avec Hélène, la présidente et trésorière des femmes du GIE, Justine et moi, chercher chez elle quelques couverts et… un ventilateur car à l’intérieur la chaleur est vite étouffante.
  • Ce GIE est une aventure fantastique, c’est un groupement d’une soixantaine de femmes qui récoltent et transforment les fruits, légumes, céréales, tous produits localement. Elles vendent aussi sur place le mil, le riz et le miel local. Une véritable entreprise qui gère entièrement seule et de manière autonome le fruit de son travail. L’essentiel des bénéfices est réinjecté dans l’infrastructure comme dernièrement pour l’installation de sanitaires tout neufs. Les recettes sont affichées au vu de tous sur les murs de l’atelier. Trois générations de femmes travaillent ensemble pour une économie locale, sociale et solidaire.
  • Une fois la confiture mise en pot (chacun repartira avec son pot de confiture de mangue, miam miam), nous découvrons que nous sommes attendus pour déjeuner par les femmes du GIE ! Un merveilleux couscous nous attend tout prêt ! A l’issue du repas, une indiscrétion permit aux femmes de fêter en chants et en danses l’anniversaire d’Agnès, participante de la retraite. Grosse émotion partagée, on s’embrasse et on promet de revenir avant la fin de notre séjour !
  • Mais nous ne serons pas en reste car les femmes de Djilor viendront nous offrir un beau moment en dansant les danses sérères traditionnelles le jeudi soir !
  • Nous rentrons à pied de Djilor, le cœur plein de ces belles vibrations et moments échangés de manière si spontanée !
  • Un petit moment de repos, assez bref, somme toute, car les festivités de Djilor nous ont mené assez tard dans l’après-midi, la pratique s’annonce à 16h avec un bonheur pour chacun maintenant !
  • Marie aura soin d’élaborer la pratique à l’aide de l’étude des chakras, Julie continuera quant à elle l’apprentissage des enfants sur les principes de la philosophie même du yoga soit le respect de soi et de l’autre, par les jeux, l’interaction entre les uns et les autres, et l’élaboration de mandalas collectifs !
  • Après la pratique… on se jette dans le bolong dans lequel on s’amuse à se laisser un peu entraîné par le courant certains jours ou à résister contre selon les bons vouloirs de la marée qui remonte jusque profondément dans le delta .
  • Nous avions prévu avant le dîner un beau coucher de soleil dans un endroit… merveilleux mais… le football en a décidé autrement puisqu’à 18h sonnait l’heure de la demi-finale de la coupe du monde de football France-Belgique ! Nous avons donc à l’unanimité changé le programme et reprogrammé la sortie pour le vendredi, veille de notre départ
  • La France a gagné, l’ambiance devant le grand écran de la Source aux lamentins fut festive et tout au long du match nous entendrons s’échapper de la salle de télévision des Hoo ! et des ! Haa !!! Des Oh non !! Et des Oui oui oui !!! de nos afficionados de l’art du ballon !!!
  • Nous avons ce soir-là dîné des excellents produits du chef et Agnès a pu souffler ses bougies sur un magnifique gâteau d’anniversaire au chocolat. A journée festive, dîner festif !
  • Nous ressentons tout de même la fatigue et nous nous dirigeons tous assez rapidement vers nos cases respectives pour un repos bien mérité!

JOUR 4

  • Le matin est calme et silencieux dans la casa mansa (la grande salle principale de La source aux lamantins). Les enfants arrivent petit à petit vers la table de petit déjeuner où nous les attendons le personnel de La source et le staff d’Happy Hour Yoga. Les adultes seront déjà à leur pratique, sur le ponton, découvrant avec Marie les asanas permettant d’ouvrir le 3ème chakra, celui du plexus solaire, Manipura
  • Les enfants toujours au son des bols tibétains se rendront par groupes d’âges à leur pratique.
  • Nous partons aujourd’hui en bus local visiter de Kaydla ferme/école agro-écologique Kaïdara. Nous sommes reçus par son directeur, Gora Ndiaye. C’est un ancien professeur de géographie à Dakar qui s’est lancé en 2003 dans une entreprise incroyable, celle de fertiliser le futur centre de Kaydara en plantant des cocotiers sur un sol nu et infertile afin de pouvoir bénéficier d’un micro-climat favorable et restaurer la fertilité du sol en fixant le sable (en cela aidé aussi par des plantes comme le vetiver)
  • Petit à petit le maraîchage a été instauré. Puis les élèves appretis maraîchers sont arrivés, ceux-là même à la rencontre de qui nous parlons aujourd’hui. Ils travaillent dans les champs chacun sur sa parcelle. Leur témoignage est renversant. Durant trois ans, ils apprendront à cultiver et récolter leurs propres semences afin de pouvoir être indépendants et s’installer au final sur un lopin de terre aidé par la communauté rurale. La ferme de Kaydara est un véritable paradis. Devenue une oasis, à l’ombre des grands cocotiers, les jeunes pousses, les pépinières peuvent croître sans crainte du soleil trop violent et sur un sol fertilisé par le compost fabriqué avec les déchets maraîchers. Un puits fonctionnant avec une éolienne entièrement construite sur place permet d’alimenter en eau une dizaine d’hectares. La culture est entièrement biologique sans pesticide ni apport d’engrais chimique.
  • Tout cela sans compter sur l’élevage, lapins et basse-cour, ainsi qu’une exploitation de plantes florales et un accueil en gîte possible, ce qui permet un revenu substantiel à la Ferme. Les élèves eux sont tous en internat sur place, et seront formés sur trois ans (ceci incluant théorie et pratique).
  • Gora Ndiaye est souvent cité comme le « Pierre Rabhi de l’Afrique »
  • Nous revenons subjugués par ces témoignages, très impressionnés par une réussite aussi éclatante.

II est temps de se reposer, plus ou moins longtemps, selon ce qu’il nous reste… comme temps justement. C’est-à-dire que les heures de repas ne sont pas forcément à l’heure fixée, du fait des différentes activités du matin qui nous amènent souvent à arriver plus tard que prévu pour l’heure du déjeuner.  Ce qui a pour résultat que le temps de repos justement est parfois… anecdotique ! Nous menons notre séjour tambour-battant ! L’emploi du temps est intense mais tellement riche !

Vient alors la pratique du soir… tant attendu maintenant que les rituels se sont installés en ce plus que milieu de séjour ! Le chakra du cœur, Anahata est au centre de la pratique pour les adultes !

Puis c’est l’heure de la cuisine avec le Chef, atelier cuisine que nous avions programmé. Nous préparerons avec le staff de la cuisine notre repas de ce soir :  le couscous de mil sauce mafé avec tilapia. Le mafé est la sauce d’arachide toujours très présente dans la cuisine sénégalaise et le tilapia étant le poisson.

Nous nous retrouvons dans la cuisine, impressionnés. Mais nous n’avons pas le temps de saisir nos émotions, nous voilà tout de suite aides cuisiniers et ce à une juste et belle cadence. Tout est bien préparé. Atelier découpe d’oignons et de poissons, puis pilage de l’ail de l’oignon dans un immense mortier. Chacun s’y essaye ! Très vite, il est bien agréable de laisser tomber le pilon dans le mortier afin d’écraser menu les épices pour le mafé. La chaleur est vite très prenante et… l’heure du match de foot à nouveau ayant sonné, nous nous retrouvons à trois avec l’équipe de cuisine. Les photos fusent ! Poissons que l’on retourne à même la flamme pour les… écailler. On mélange ensuite dans un énorme faitout les crevettes séchées, le poisson, les épices, l’arachide et le mil. A part, le chef fait revenir dans une poêle les feuilles de moringa, épice ô combien emblématique de la région pour ses vertus multiples !

Après avoir laissé mijoter le plat une petite heure nous voilà de l’autre côté de la cuisine pour déguster un plat bien mérité et… juste délicieux ! (sauf pour ceux qui n’aiment pas trop la cacahuète ou qui y sont allergiques, mais heureusement, le staff de la cuisine a prévu une petite sauce alternative  -sans cacahuètes !)

On se retrouve à la fin du repas, discutant, prenant un peu de temps. Nous voilà définitivement acclimatés.

Le couturier viendra déjà nous rendre visite pour les premiers essayages ! L’excitation est à son comble ! C’est joyeux, adultes et enfants sont heureux de partager ces moments. Chacun virevolte à l’essayage de sa … commande passée et… réalisée !

 

JOUR 5

Le jour se lève toujours de manière très douce, la chaleur est légèrement humide mais le ciel reste encore couvert façon sepia après le lever du soleil comme s’il attendait encore un peu avant de révéler sa livrée bleue et dévoiler son astre solaire.

La pratique du matin s’installe. Les yogis, en silence, s’échangent des regards bienveillants mais furtifs. Chacun se dirige vers le ponton et installe son tapis. Marie ce matin par ses indications de vinyasas, tout en douceur, aidera à ouvrir le chakra de la gorge… Visuddhi. Les ados sont à l’heure et pratique sous la fraîcheur du toit en paille du ponton. A l’heure pour le cours, ils ont trouvé leur place que Marie leur a donné avec tous les autres et non plus sur le couloir trop au soleil qui mène au ponton.

Après le petit déjeuner les enfants se rendent aussi à leur pratique. Sous la douce injonction de Julie : « On y va ?! », ils se retrouvent tous se tenant par la main, formant ainsi un petit train allant de gares en gares se dirigeant vers la case dans laquelle chacun prendra un instrument sonore et un maillet.

Le staff d’Happy Hour Yoga (Justine et Cécile) se retrouve pendant ce temps à la piscine avec les plus jeunes pendant la pratique des adultes et parents. C’est le temps de l’éveil à la journée qui commence.

Après le petit-déjeuner des adultes nous partons aujourd’hui jeudi pour le Centre Xam Xamelé qui veut dire « apprendre et faire apprendre » à Fimela, village voisin.

Nous sommes reçus bien chaleureusement par Chantal et Boura qui sont à l’origine de ce Centre. Chantal vient de Villeurbanne et est arrivée dans le Sine Saloum en 2013, elle y a rencontré les acteurs locaux, les habitants des villages alentour et a découvert là une telle énergie et un tel foisonnement d’idées qu’elle s’est tout de suite proposée pour aider à la conduite des multiples projets en cours. Ayant une grande expérience du monde associatif depuis plusieurs dizaines d’années en France, elle se sentait à même de pouvoir proposer ici son savoir-faire pour qu’un projet puisse espérer devenir une réalité en formant les intéressés à la très technique conduite de projet. Elle a notamment formé Marthe Selbé qui a créée l’école des parents de Yayeme , et qui de manière bénévole œuvre depuis plus de 20 ans pour que les enfants puissent aller à l’école. Marthe nous racontera elle-même que sa rencontre avec Chantal fut bien plus qu’une rencontre. Chantal fait aussi la connaissance de Boura, herboriste passionné, devenu très rapidement le représentant local de l’association.

C’est ainsi qu’a pu voir le jour le projet « un banc, un arbre », et sur place, au Centre bien sûr, le bel atelier de transformation (transformation de fruits séchés, de noix de cajou, pommes-cajou, cacahuètes, mangues… en sachets).

Ils accueillent aussi maintenant, dans trois belles cases, les voyageurs et les acteurs de passage.

Reçus dans la belle case centrale ouverte, construite et entièrement décorée bénévolement par des habitants, nous sommes assis en rond afin de mieux pouvoir nous présenter. Nous aurons ainsi un bel exposé des acteurs du Centre sur les projets en cours et à venir.

Nous sommes invités ensuite à visiter Xam Xamelé, les cases, l’atelier de transformation et les séchoirs solaires pour les fruits.

A l’issue de la visite, nous revenons à la grande case pour y déguster, noix de cajou, cacahuètes, bananes et mangues séchées…. Le tout accompagnés d’un bon jus de bissap !

De retour… à la maison ! Tout le monde rejoint la table pour le déjeuner certes un peu fatigués mais de plus en plus ébahis par la découverte de tant d’initiatives locales portées par un si grand enthousiasme… contagieux.

Après le temps de repos, il est l’heure de retrouver la pratique de yoga. Il est palpable que chacun a trouvé son ancrage dans cette retraite de yoga. Pour les adultes, il sera temps de s’intéresser à Ajna, le troisième œil entre les deux sourcils derrière le crâne là où se loge l’hypophyse qui secrète de nombreuses hormones.

Les enfants quant à eux aux sons de leurs instruments dans une parfaite cohésion se dirigent avec Julie sur la terrasse d’Ana pour en apprendre un peu plus sur le yoga.

Puis chacun retrouve sa chambre et se prépare pour le soir en vue de déguster au coucher du soleil qui un jus frais, qui une bière locale ou même pour certains un cocktail maison.

Les enfants sont déjà impatients, assiette à la main, derrière le buffet qui s’annonce… délicieux toujours certainement pour les bonnes sauces du Chef mais aussi pour la surprise que lui et son équipe nous réserve à chaque repas !

Nous ne manquerons pas de consacrer aux délicieuses mangues au goût si différent les unes des autres.

Et voilà qui arrivent Chantal et Boura du centre Xamelé qui viennent livrer à domicile les commandes de chacun pour les graines et fruits ensachés par le Centre (noix de cajou, cacahuètes, mangues séchées, bananes, séchées…). C’est Noël hors saison, Chantal à l’aide de sa petite liste énonce les noms de chacun de ceux à qui sont remis leurs petits paquets.

JOUR 6

Le soleil se lève, chacun est de plus en plus certain d’être bien ancré dans sa pratique. Les regards sont attentionnés, les échanges bienveillants. Les bienfaits de cette semaine, malgré la fatigue sous-jacente, se font ressentir. Les échanges avec le staff sont devenus personnels, on s’interpelle par son prénom pour se dire bonjour le matin en se croisant avec un grand sourire toujours. Les enfants sont à l’écoute, très respectueux et à la fois d’une spontanéité tellement enjouée !

C’est l’avant dernier jour ici. Et cela se sent aussi. Le staff avec les professeurs avaient décidé de proposer une journée surprise, et voulu même installer des ateliers libres, individuels et collectifs. Mais la demande sous-jacente de continuer, de poursuivre cette pratique de yoga initiée avec tant de chaleur par Marie et Julie, nous amène à respecter comme chaque jour les heures de pratique ce matin et ce soir.

Marie conserve sa thématique, l’ouverture et le rééquilibrage des chakras, ce matin, 7ème et dernier chakra, Sahasrara, la couronne, le sommet de la tête. Les asanas correspondront à l’attention portée à ce chakra.

Du côté des enfants, on commence à ressentir une fatigue visible dès le matin au réveil pendant le petit déjeuner qui se fait relativement en silence. Mais cela serait sans compter sur leur réserve d’énergie quasi inépuisable. Leur pratique de yoga avec Julie leur rendra des ailes et c’est dans la piscine tous ensemble dans des jeux d’eau festifs qu’ils continueront leur matinée.

A l’issue des pratiques, tout le monde est assez surexcité… quelle sera la fameuse surprise…

La veille l’excitation était déjà telle que nous avons dû, le staff d’HHY et La source aux lamantins trouver une idée à la hauteur de la semaine passée et surtout des attentes des participants. La sortie en pirogue avec la pratique de yoga sur une ile déserte tous ensemble avait été très remarquée et avait beaucoup plu. Alors quoi de plus évident que d’organiser un grand pique-nique préparé par le Chef et une sortie en pirogue avec Djiby vers une île où une plage nous attendrait pour la baignade. Un moment pendant lequel chacun puisse un peu se poser et échanger ensemble.

Pendant la pratique adulte, la pirogue était déjà installée sur le ponton ce qui a eu pour fait d’éveiller quelques soupçons. Nous avons tout de suite démenti… mais lorsqu’il a fallu évoqué le nécessaire à emporter pour partir dont… maillot de bains et chapeaux… le doute n’existait plus vraiment.

Avant cela, de petits groupes se sont formés, les uns pour rejoindre le musée Mahicao et son président Reginald Groux pour une visite guidée qui s’avérera passionnante et trop courte malheureusement, et pour d’autres de retrouver avec émotion les femmes du GIE de Djilor pour un dernier au revoir et l’achat de confitures, graines séchées, colliers…

A l’issue des nombreuses activités du matin c’est l’heure du rassemblement dans la case centrale ! L’annonce de la sortie en pirogue est dévoilée !

Malgré la frustration certaine de n’avoir pas pu consacrer assez de temps au musée et avec les femmes du GIE, l’ambiance est rapidement retrouvée et chacun semble rasséréné de la perspective d’un moment plus tranquille à déguster le paysage du Sine Saloum depuis le bateau.

Georges, a pris soin de prendre son ballon de foot. Nous embarquons, dans une pirogue à une trentaine de passagers, enfants et adultes avec les gilets qui sont de rigueur pour les enfants.

Du ponton, au départ, le Chef nous salue de ses grands bras.

Nous repartons pour une belle ballade, guidé par Djiby maintenant devenu compagnon indispensable de nos sorties !

Nous débarquons sur une plage à une petite demi-heure de La source.

A peine arrivés sur place, Djiby nous invite déjà à visiter un couple venue de Belgique pour construire ici dans cet endroit reculé un hébergement pouvant accueillir des familles dans 4 cases autour d’une magnifique piscine jouxtant leur maison. C’est encore en chantier mais le maître des lieux se prête très spontanément à la visite et à la description de la construction. Nous le remercions chaleureusement et repartons sous notre arbre à l’abri du soleil pour découvrir les bons sandwichs poulet en sauce que nous a préparé le chef. C’est le temps des échanges et… du déjeuner.

Le temps passe et l’heure se rapproche de la pratique sur le ponton qui est à… une demi-heure de là. On demande à Marie que faire : ou l’on prend le temps de la baignade prévue, ou l’on rentre pour être à peu près dans les temps pour le yoga du soir.

Marie décide que la pratique pourra être reculée d’une heure ce qui aura pour effet de supprimer les temps de pause. Mais l’occasion est trop belle de partager ici enfants et adultes le plaisir de l’eau. Des « bombes » fusent à partir du ponton jouxtant la plage ! L’eau est belle. La nage exquise.

Nous retournons à La source aux lamantins emplis d’une heureuse et belle quiétude intérieure de ce moment partagé. Nous sommes nombreux, il aura été difficile d’entrer vraiment dans une discussion rapprochée mais l’essentiel est là. Nous avons partagé des moments ensemble où chacun est là avec les autres.

A peine débarqués, une fois changés, les participants sont déjà sur leurs tapis prêts pour la deuxième surprise du jour… le yoga/massage thaï !

Les enfants eux auront quartier libre… ou presque.

Une séance haute en couleur. A la fin du cours, les élèves s’attardent, Marie avec Tess sa fille, montre quelques postures supplémentaires. La surprise a beaucoup plus. Peu connaissait la pratique et beaucoup étaient très intéressés pour l’approfondir. Pour beaucoup de bienfaits, à pratiquer à deux.

Encore une fois, le temps est compté et nous, le staff d’HHY, en sommes hélas le métronome et ce n’est pas toujours une position très agréable. Nous aurons souvent la sensation désagréable de brusquer, ce qui n’était de loin pas notre intention bien sûr! mais, ce fut pour la bonne cause car au final, nous avons eu tant à voir et tant à apprendre pour beaucoup… recevoir.

Nous repartons alors tambour battant vers 18h en petit bus pour le coucher du soleil à Joal.

Nous arrivons exactement… à l’heure du coucher du soleil. C’est magnifique !

Et une surprise de… taille nous attend… la vision d’un arbre immense en la présence d’un baobab de plus de 30 mètres de circonférence : Le baobab sacré de Joal.

Un guide sur place nous réunit autour de lui pour en expliquer l’existence et ô combien cet arbre est sacré pour la population locale. Puis l’attraction sera la découverte d’une cavité dans le tronc suffisamment grande pour y faire entrer un adulte à l’intérieur dans laquelle une dizaine de personnes peuvent se tenir en dessous d’une voûte de… dizaine de chauve-souris. L’odeur d’urine est presque insoutenable et un enfant qui reçoit un jet d’urine mal venu sur la tête sonne la retraite, suivi de près par les adultes.

Chacun aura soin de toucher cet arbre vénérable et tellement impressionnant.

Nous revenons pour le dîner… très en retard mais… affamé. Une bien belle journée vient encore de s’écouler.

JOUR 7

Ce matin la pratique des adultes aura lieu plus tôt, au lever du jour ! Salutation au soleil.

C’est le dernier jour aujourd’hui et encore une fois l’émotion se fait plus présente.

Ce matin aura lieu une grande réunion sur le ponton avec tous ! Le staff de La source aux lamantins au presque complet, celui d’HHY, bien sûr, les enfants, les adultes…

Marie et Julie ont préparé une petite séance yoga de fermeture de la retraite, ensemble main dans la main, tout autour du ponton. Tous les participants portent le tee-shirt orange offert par Anne Catherine sur lequel est porté le logo de La source aux lamantins et celui d’Happy Hour Yoga. Sur son dos est inscrit cette citation :

« devant moi le silence humide, et seul le froissement soyeux des vagues » L.S. Senghor

Au centre du cercle s’élabore, un mandala construit petit à petit par chacun. Les professeurs avaient eu soin la veille de demander à chaque participant de trouver deux ou trois objets de la nature. Ce matin, tous les ont déposés pour former ce mandala géant.

Julie prend la parole et d’une voix bien affirmée nous aide à communier ensemble autour de cette merveilleuse semaine que nous avons passée ici, à nous souvenir de tous ces moments. Nous écoutons deux morceaux de musique que Marie a fait découvrir dont l’un est le Gayatri mantra.

Toutes les personnes réunies ici, enfants et adultes, sont comme aimantées par l’intensité de notre présence commune en un cercle fort et bienveillant. On lit dans les yeux des enfants la magie de la découverte d’un lien nouveau, la sensation aussi de partager avec les adultes un moment important. Le Chef est là avec sa toque et dans sa main, la main de sa fille.

Les chants sont finis et l’on se sépare un peu avec réticence, on aimerait rester là plus longtemps, des photos se prennent, en groupe, … et du mandala aussi.

Et c’est l’heure de la photo de la semaine !Tous, le staff de l’hôtel, les pratiquants adultes et enfants, essayent de se trouver une place sur les escaliers qui descendent au ponton et qui montent à la case centrale. Il faut tout de même faire vite pour réunir près de 50 personnes sous la chaleur en plein soleil de midi. Mais ça y est la photo est dans la boîte !

Il est maintenant temps de déjeuner car les émotions… « ça creusent »!

Puis vient l’heure du paquetage, chacun part alors de son côté pour préparer ces bagages pour se rendre à l’aéroport.

Pour Anne Catherine, c’est déjà le jour du retour au travail à la pharmacie, après le déjeuner. Nous lui promettons de passer avant de continuer notre route vers l’aéroport.

C’est l’heure du départ. On essaye de pouvoir dire au revoir à chaque membre du staff. Thérèse avec Katie se tient à l’entrée de La source avec une corbeille pour nous remettre un dernier présent : un sachet de petits cakes fabriqués maison. Cela dure car il manque des gens, on a envie de s’attarder mais on a aussi envie de se faire tout petit face à l’émotion grandissante.

Nous arrivons enfin à nous arracher de La source car l’heure passe et l’avion n’attend pas

L’émotion est à son comble quand nous arrivons à la pharmacie de laquelle sort Anne Catherine et que les embrassades chaleureuses se succèdent.

La route jusque l’aéroport sera assez silencieuse, échangeant par brides quelques petites anecdotes, le cœur un peu gros mais plein de douces pensées, nous essayons à travers les fenêtres du bus d’échanger encore quelques regards avec le Sine Saloum qui nous a si bien accueilli !

Nous espérons déjà une prochaine retraite ! Très bientôt !

Calliste et Frédérique termineront magnifiquement ce journal par ces très jolis mots qu’elles ont inscrits en partant sur le livre d’or :

« Nous pensions venir chercher ici une expérience commune mère-fille. Nous l’avons trouvé en réussissant à nous approprier ce moment yogique.

Et nous pensons désormais être en mesure de poursuivre ces moments de pleine conscience et de respect de soi au-delà de ce cadre privilégié, au cœur de la Teranga.

D’ailleurs, nous n’espérions pas découvrir en si peu de temps cette synergie d’acteurs locaux, porteurs d’une vision et d’un désir de changement, tout en permettant d’apaiser les rapports nord-sud.

Merci pour cette expérience de communauté yogique sous l’égide de « femmes guerrières » (comme dirait Chantal Dumas du centre Xam Xamlé) de La source aux lamantins, de Happy Hour Yoga et de Hopineo, sans oublier Djibi, le guerrier humble : »